Journal d'une résiliente

Pourquoi?

Parce que il est temps pour moi d'ouvrir les portes de placard du passé pour pouvoir jeter toutes mes vieilles casseroles!

Je m'appelle Emilie, j'ai 38 ans et une vérité froide, dure et implacable vient de s'imposer une fois de plus à moi!

Mais au lieu de l'enfouir, de vouloir la faire taire, de lui tourner le dos, de leur trouver des excuses, j'ai décidé de faire volte face et de la regarder bien droit dans les yeux!

Oui, j'ai été abandonnée par mon père biologique, oui j'ai subit de la violence et de la maltraitance psychologique, et oui, je ne suis pas la fille biologique de celui que j'appelle papa! Et c'est pour ça qu'il se donne le droit de me traiter moins bien que les autres, comme si finalement je n'avais que peu de valeur!

Mais bordel, je suis une femme qui a trouver le bonheur et qui n'accepte plus d'être traitée de la sorte!

Oui j'ai le droit d'être heureuse, de penser que je suis quelqu'un de bien, et ça il ne comprend pas, car il pense qu'il est plus intelligent que moi! Qu'il a plus de valeur que moi! 

Oui mais voilà,  plus je grandis intérieurement, et plus j'ai accès au vrai sens de la vie, à sa vrai valeur!

Je sais que pour gagner confiance en moi et réussir à trouver mon équilibre professionnel, je dois accepter de ne plus tenter de me fondre dans son moule qu'il a voulu m'imposer, sans jamais se soucier de qui je suis vraiment et de ce dont je suis capable!

Parce que oui, je suis capable de pleins de choses! Oui, j'aime la personne que je suis! Oui, je mérite d'être bien traitée! Oui, je mérite mieux que ça!

Tout le monde devrait pouvoir se respecter et s'accepter!

Moi je commence maintenant!

Et vous, quand commencez-vous?

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06 juillet 2018

La part enfant

J'ai appris pas mal de choses durant mon expérience d'infirmière en psychiatrie et en alcoologie. Et j'apprends pas mal de choses depuis que je suis suivie par une psychologue.

La première et pas des moindres: La part enfant!

Nous avons tous en nous une part souffrante. Il s'agit d'une part de notre personnalité qui prend son origine dans l'enfance, qui a été marquée par des apprentissages auxquels nous avons dû faire face, parfois dans la douleur. Certains d'entre nous ont subi un choc tellement violent, ou une enfance tellement dure, qu'il y a eu comme brisure dans notre chemin de vie, laissant une cicatrice psychologique. L'enfant que nous étions à l'époque a reçu un tel choc, s'est retrouvé tellement démuni, qu'une part de lui, de sa psyché a arrêté de grandir. Elle est resté bloqué dans le traumatisme.

C'est cet enfant intérieur, porteur de notre part souffrante, qui nous joue parfois des tours arrivés à l'âge adulte, qui fait que certains de nous reproduisent encore et encore les mêmes erreurs, manquent encore et toujours de confiance ou d'équilibre.

Bien souvent, nous jugeons cet enfant de manière très sévère. Nous l'insultons, voulant lui clouer le bec et l'accusant de tout nos maux! Mais peut on en vouloir à un enfant d'avoir tellement souffert, ou d'avoir eu tellement peur qu'il s'est enfui et s'est caché pour échapper aux monstres?!

Peut-être que nous n'en avons pas conscience, mais se juger très sévèrement, se faire souffrir, ça ne fait qu'aggraver notre situation, car cela ne fait que faire souffrir d'avantage notre part enfant!

Cela peut paraître un peu abstrait, mais c'est important de le savoir! 

La deuxième chose que j'ai apprise et que j'essaie maintenant d'intégrer, c'est que la seule personne dont peut venir le salut de notre part enfant, c'est de nous même! Nous sommes les seuls à pouvoir dialoguer avec cet enfant et à pouvoir le consoler, le déculpabiliser et le sécuriser. Nous sommes malheureusement les seuls à pouvoir le comprendre et l'aimer!

Le hic, c'est qu'avant de pouvoir faire ça, il faut retrouver cet enfant qui est perdu, ou bien caché au plus profond de nous! Et pour pouvoir le retrouver, il faut accepter de voire la vérité en face, accepter de regarder son passé, de le mettre à distance, et de vivre son présent. Et ça bien sûr, c'est très compliqué de le faire seul, car ça veut dire aussi avoir une compréhension de son inconscient.

Personnellement, je ressens assez bien ma part enfant. Je ne sais pas trop l'âge qu'elle a, mais je pense qu'elle est vraiment toute petite. Je pense qu'elle n'a pas plus de deux ans. Ce n'est pas facile de rassurer une enfant de deux ans qui est tétanisée par la peur et la culpabilité! D'autant que ces sentiments sont encore très puissamment ancré en moi! Il ne sont pas rationnels, car dans ma vie d'aujourd'hui, rien ne justifie leur présence, pour autant ils sont là!

Mais voilà, quelque chose vient de changer!

Comme je le disais dans mon premier message, j'ai décidé de faire volte face et de me défendre!

Mes parents ont toujours fait une différence énorme entre mes frères et moi. Comme je le disais, le père qui m'a élevée n'est pas mon père biologique. Jusqu'à maintenant, j'excusais ces différences de traitement par des croyances que l'on m'avait planter dans le crane!

C'est normal, je suis la seule fille!

C'est normal, je suis l'ainée!

C'est normal, c'est que je suis la plus émotive, la plus sensible, la plus susceptible....

Bref, vous l'aurez compris, quoiqu'ils me fassent subir, de toutes façons, c'était de ma faute. Mes doléances et mes incompréhensions n'avaient aucun fondement, aucune valeur à leurs yeux.

Mais voilà, quelque chose vient de changer!

Ma mère est morte des suites de son alcoolisme après 6 mois d'hospitalisation, le 27 juin 2016.

Mon frère diagnostiqué bipolaire un peu trop tard, s'est suicidé le 28 Août 2017.

Mon grand-père adoptif, est mort ce 26 mai.

Il reste donc mon dernier frère, mon père, ma grand-mère et moi.

Je pensais que mes relations avec mon père avaient changées. Je pensais qu'avec tout ce que j'ai donné à cette famille, avec tout ce que j'ai fait pour ma mère, je pensais que j'avais gagné ma place au sein de cette famille.Je pensais que j'avais enfin gagné le respect de mon père qui m'a souvent prise pour une moins que rien, car j'avais moins de facilités que mes frères à l'école.

Je pensais que j'avais gagné le titre honorifique de petite-fille auprès de ma grand-mère qui m'a souvent traitée de petite conne arrogante, quand j'avais le malheur d'avoir raison, ou d'être la seul à connaître la réponse des questions des apéricubes. Si si, je vous jure! Bon bin du coup j'ai arrêté de répondre tout haut! Je me donnais les réponses à moi toute seule dans ma tête! Bizarrement je pensais que ça me simplifiait l'existance de garder le silence durant les  apéros familiaux! Du coup, après ils m'ont accusé de ne pas m'interresser, et que je cite:"T'a qu'a le dire si tu te fais chier avec nous, si on est pas assez bien pour toi!". Bref, quand ça veut pas!

Comme je ne suis pas de leur sang, je ne peux pas décemment être aussi, voire plus intelligente qu'eux! Je ne peux pas avoir plus de connaissances qu'eux!

Bref, cette toute petite fille en moi avait commencé à sortir de son mutisme. Elle commençait à croire qu'elle avait de la valeur à leurs yeux, que tous les efforts qu'elle a fait pendant toutes ces années pour répondre à leurs exigences changeantes, pour correspondre à ce qu'ils voulaient qu'elle soit, que tous les sacrifices, toutes les brimades qui lui ont brisé le coeur, mais qu'elle a réussi à mettre de coté pour ne surtout pas faire de vagues, elle pensait que tout ça allait enfin être récompensé.

Enfin, la vie gagnait en légèreté, en rapprochement avec mon père et mon frère, en conversation de femme à femme avec ma grand-mère. J'avais même cru que je pouvais m'exprimer durant les repas familiaux, et être entendue. Bon on parle pas des sujets tabou, mais de banalitées là!

J'avais enfin le sentiment de faire partie de cette famille! Après tant de larmes et tant d'années!

Et la semaine dernière, tout a basculé! Enfin pour moi, parce que pour eux c'est juste la routine!

Mon père m'a infligé l'injustice de trop! La dévalorisation de trop! L'insulte de trop! Le choc!

C'est là que j'ai compris!

J'avais toujours trouvé des excuses à leur maltraitance, car oui, il s'agit bien de maltraitance quand un de ses enfants n'a droit à rien tandis que les deux autres ont tous les droits! Je n'étais pas prête à assumer la vérité, à l'encaisser!

J'ai senti ma part enfant, la petite Emilie de deux ans, se mettre à pleurer sous l'effet du choc! J'ai senti qu'elle allait s'enfuir pour retourner dans sa cachette silencieuse. Sauf que là, je l'ai retenue, je l'ai prise dans mes bras, et je lui ai parlé. Je lui ai dit que ce n'est pas sa faute tout ça, qu'elle n'a rien fait de mal. Je lui ai tout expliqué.

J'ai enfin accepté que je ne suis pas responsable du fait qu'on me mette à l'écart de cette famille. Contrairement à ce que l'on ma fait croire toute ma vie, le problème ne vient pas de moi. J'ai répondu à toutes leurs attentes toute ma vie et pour autant ça n'a rien changé!

Parce qu'en fait le problème c'est mon sang! Et oui, je ne suis pas la fille biologique de mon père, et c'est de là que vient tout le problème! Et ça il fallait que j'accepte de le voir en face, il fallait que je puisse faire face au tsunami émotionnel! Car aujourd'hui je me sens complètement impuissante...je ne peux rien y faire! Cela veux dire que je vais devoir faire avec toute ma vie! Mais aujourd'hui je suis assez forte pour encaisser le fait que je ne ferais jamais partie intégrante de cette famille que j'ai tant aimé, au point de ne plus m'aimer moi-même!

Je sens que ça va être long, mais je commence à me libérer de cette attente! L'attente d'amour, de reconnaissance, de considération!

Et qu'est ce qui fait que je suis capable de ça aujourd'hui, c'est parce que j'ai réussi à dire à une petite fille de deux ans qu'elle a le droit d'être aimée, et que si certains adultes ne l'aiment pas c'est de leur fait à eux, et non à cause d'elle. Les enfants n'ont pas à payer de leur personne pour être aimer!  Un enfant doit être aimer de manière inconditionnelle!

Je lui ai aussi dit que l'amour inconditionnel d'un homme m'a sauvée, que cet homme en m'aimant moi, l'aime elle aussi!

Alors nous sommes deux pour l'aimer et peu importe les autres.

J'espère avoir réussi à vous faire comprendre à quel point il est important de pouvoir prendre soin de sa part souffrante pour pouvoir prendre soin de soi!

Bon j'espère être un peu plus légère et un peu plus gaie dans mon prochain message!

Car aujourd'hui, je sens qu'un poids sur mon coeur est un peu moins lourd.

J'ai enlevé une grosse marmite de mon placard!

 

 

 

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04 juillet 2018

AVEC

Il est 18h30. 

Je suis dans la cuisine chez mes parents, face à mon petit tableau noir!

Je m'accroche à ma craie tellement fort que je transpire de la main, et j'ai l'impression quelle fond...J'ai envie de pleurer, mais je me retiens car je sais que ça va décupler sa colère.

"Putain mais c'est pas possible ça! T'es conne où tu le fais exprès pour m'emmerder?"

Je sais qu'il ne faut pas répondre, ni lever les yeux vers lui, sinon ça va être pire!

Lui c'est G, mon beau-père. Il m'élève depuis qu'il est avec ma mère, depuis mes deux ans. Pour moi c'est mon père et je l'appelle PAPA.

"C'est pas compliqué quand même! A-Vec! Tu vas me l'écrire ce putain de mot où je t'en colle une!"

Je regarde l'océan noir de mon tableau, je sens qu'il m'attire vers le fond, décuplant mon désespoir de seconde en seconde...ce cirque a commencé vers 18h. Je le sais car le monsieur de la radio l'a dit quand mon père m'a fait venir devant mon tableau.

J'ai écrit le A et le V  en m'applicant le plus possible! Oui mais le son "èque"...

Il tourne et grogne autour de moi...je sens ma respiration de plus en plus difficile.

Ma mère continue d'éplucher ses légumes sans sourciller. J'abandonne le fol espoir d'avoir de l'aide de ce côté là.

La craie me fait mal, mais je n'arrive pas à desserrer ma main...je m'y accroche comme à un radeau au milieu de la tempête.

Je pense que c'est ce jour là que j'ai commencé à avoir des dialogues intérieurs;

"Aller Emilie, elle a dit quoi la maîtresse, rappelle toi! Sur le tableau, il y avait quoi? Ha oui AIQUE!"

AIQUE vient rejoindre AV sur le tableau, la craie grince comme pour exprimer ce cri intérieur, un cri d'espoir! Le soulagement!

L'espoir que cette torture prenne fin!

"Putain mais c'est pas vrai! Tu le fais exprès!"

Il me bouscule et efface AVAIQUE avec  rage!

"Arrête de te foutre de moi maintenant. Et arrête de chialer ou je t'en colle une comme ça tu sauras pourquoi tu pleures!"

Je suis abasourdie...je sens une goutte sur ma main...il a raison je pleure! Je suis tellement en stress que je ne m'en étais même pas rendu compte! Les larmes coulent silencieusement sans que je puisse reprendre le contrôle.

La chienne jappe, quelqu'un arrive. C'est le père de mon père, mon grand-père. Il jette un oeil, il comprends mon regard désespéré, il a un truc à montrer à mon père. Ils quittent la cuisine. Mon grand-père, c'est le seul de la famille qui croyait que je valais quelque chose et que j'étais plus intelligente que ce que pouvait croire les autres.

Je reste pétrifiée "Réfléchis!...elle a dit quoi la maîtresse...". Rien ne vient! Le néant! J'ai une drôle de sensation dans la poitrine.

Crissement des pieds de chaise sur le carrelage...je ne regarde pas vers elle. Je fixe le tableau qui commence sérieusement à tanguer!

"Vous commencez vraiment à me faire chier tous les deux! Je peux même pas entendre ma radio! Avec ça commence par AV, il y a 4 lettres, et la dercière c'est C! Tu vas peut-être faire un effort et trouver la dernière lettre maintenant!"

Bon, visiblement c'est de ma faute tout ça!

Je note vite AV.C...Et là c'est la révélation, le flasch! Je revois la maîtresse au tableau qui trace le E...

Le présentateur de RTL donne l'heure: il est 19h!

Cela fait donc une heure que je m'en prends plein la figure, plein les oreilles!

Mon père revient...la douleur dans la poitrine aussi! Adulte, je comprendrais que cette douleur, c'est de l'angoisse et de la peur mélangées!

Et si je me suis encore trompée! Qu'est ce que je vais devenir?!

"Tu vois que tu le faisais pour m'emmerder! Tu croyais peut-être que t'allais avoir le dessus? La provocation ça marche pas avec moi!Arrête de chialer je te dis! Dégage, je veux plus te voir!"

Je sors de la cuisine la tête basse...ne pas croiser leur regard...

En temps normal, je serais allée jouer à la balançoire, dans le jardin. Mais là, je n'ai pas le coeur à m'amuser. Je monte dans ma chambre, je prends ma poupée de chiffon, je la presse contre mon coeur sérré par le chagrin et je pleure en silence...je tente de me consoler comme je peux. 

Le problème c'est que je n'arrive pas à comprendre ce que j'ai fait de mal...je sais que tout est de ma faute, mais j'arrive pas à savoir pourquoi...

19h30

"A Taaabbbllleee!"

Mon frère et moi mangeons seuls le soir, les parents buvant leur apéro bien mérité après une journée de boulot et après nous avoir supportés! En réalité, à cette époque là, ils nous voient 2h30 par jour!

Mon père fait comme si de rien n'était, mais moi je continue de marcher sur des oeufs...ne sachant toujours pas l'origine de sa colère, je me dis que ça peut repartir donc prudence.

20h

Au lit!

20h05

Là, dans la sécurité de mon lit, dans le noir de ma chambre, ma poupée contre mon coeur, je dessine le mot AVEC dans ma tête, encore et encore, jusqu'à en tomber de sommeil. Je ne veux pas qu'il s'efface! Comme ça quand papa me demandera de l'écrire sur mon tableau demain, il sera fier de moi car je le ferais rapidement et sans faute.

Je m'appelle Emilie, j'ai 6 ans et je suis au CP depuis 2 semaines!

Je sais que quelque chose d'important s'est passé ce soir! Je sais que c'est grave, je crois que c'est de ma faute! J'ai un peu peur car j'ai mal dans la poitrine! Pas comme tout à l'heure...c'est différent...Mais maintenant, je sais écrire AVEC, alors je suis rassurée, tout va bien se passer demain!

Je m'appelle Emilie, j'ai 38 ans. Ma pauvre petite chérie, si seulement je pouvais te prendre dans mes bras et te serrer contre mon coeur, te dire que ce n'est pas ta faute! Tu n'as rien fait de mal! Le CP c'est un apprentissage parfois difficile! 

Tu ne le sais pas encore, mais aujourd'hui c'était ton dernier jour d'insoucianse, et le premier jour d'une longue série d'insultes en tout genre! Demain tu seras devant le tableau dans la cuisine...seul hic, c'est pas le mot AVEC qu'il faudra écrire!

Tu ne le sais pas encore mais cette douleur dans la poitrine, c'est ta confiance en toi qui vient de se briser. J'aimerais pouvoir te dire qu'elle est réparable, mais je n'en sais encore rien, car je n'ai toujours pas réussi à la rafistoler!

Chère petite Emilie, sache que tu es une maman attentive à tes deux garçons, et que tu essaies toujours de trouver des petites astuces pédagogiques pour leurs devoirs! Car le côté positif de cette histoire, c'est que toi tu sais que l'on ne peux pas tout savoir, et que l'erreur fait partie de l'apprentissage! Un enfant qui se trompe ne le fait pas pour embêter l'adulte!

Je suis désolée mais ta scolarité sera laborieuse! Mais grâce à ça, tu auras pris l'habitude de travailler consciencieusement, et rapidement, tu vas développer une capacité d'analyse rapide et efficace! Rien ne t'échappe et c'est pour cela que tu es une bonne infirmière!

Si tu n'avais pas souffert comme cela, tu ne serais pas qui tu es! Et ce serait dommage quand même!

Parce que aujourd'hui, tu es avec un homme adorable et tu attends ton troisième enfant, et c'est grâce à ce chemin de vie que tu es là où tu en es!

Ce sera dur, mais ça passera!

Et vous, vous rappeler vous du jour où tout à basculé?

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